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Se trouver une identité

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Chaque équipe est bâtie différemment. Et contrairement à la croyance populaire, il n’existe pas un seul et unique modèle gagnant.  

Le Lightning était surpuissant. Les Blues formaient une équipe principalement défensive et acharnée. Les Capitals misaient sur un club équilibré. Les Pingouins comptaient sur une attaque explosive et une défensive mobile bien que suspecte. Les Blackhawks et les Kings représentaient les meilleures formations défensives de la Ligue en plus d’être très physiques.   

La seule équipe dont le modèle mérite d’être copié est l’édition 2001-2002 des Red Wings de Détroit. L’équipe comportait 9 futurs membres du Temple de la Renommée. Shanahan, Hull, Robitaille, Fedorov, Larionov, Lidstrom, Chelios, Yzerman et Hasek. En plus d’un jeune Pavel Dastyuk dont l’intronisation ne saurait tarder. Ça c’est de la profondeur.    

Un club unidimensionnel 

Depuis plusieurs années, le Canadien construit son équipe autour d’un seul et même joueur : Carey Price. L’identité du CH ne fait aucun doute. Il s’agit d’une équipe unidimensionnelle dont l’espoir de victoire réside en la capacité de son gardien à arrêter tous les tirs. Cette philosophie n’est rien de plus qu’une hérésie.  

S’attendre à ce que Price soit parmi les meilleurs, c’est logique. Par contre, nécessiter qu’il soit LE meilleur de la Ligue à chaque année pour une avoir une chance de faire les séries, c’est du gros n’importe quoi.   

Les résultats démontrent que Price, un peu à l’image de McDavid à Edmonton, ne peut hisser à lui seul une équipe au sommet. Sans rien enlever à ces deux joueurs d’exception, la réalité de la LNH contraste avec celle du basketball professionnel. Au hockey, l’individualisme ne prévaut pas sur le collectif. Mêmes les joueurs les plus talentueux ont besoin d’être entourés.  

Le temps presse 

Price a 33 ans. Les 4 derniers gardiens âgés de plus de 33 ans, au moment de remporter la Coupe Stanley, sont Tim Thomas en 2010, Chris Osgood en 2008, Dominik Hasek en 2002 et Patrick Roy en 2001. Le dénominateur commun ? Tous jouaient pour des équipes dominantes. Des équipes qui performaient très bien sans leur gardien #1.

Aux dernières nouvelles, le Canadien s’effondre complètement sans Price.  Même si Price connaissait dans les prochaines années ses meilleures saisons à vie, cela ne serait pas suffisant pour permettre au CH de tout gagner. Et ça, compte tenu de la causalité entre âge et performance, c’est un très gros «si».

L’organisation doit absolument déterminer l’identité de l’équipe. Avoir un excellent gardien ne constitue pas une identité. Un club peut, entre autres choses, être offensif, défensif, physique, ou encore, rapide. Le plus important c’est de faire un choix et de l’assumer. Autant pour le présent que pour le futur.  

Admin Pat
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