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Quel type de saison 2021 pour Nick Suzuki?

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Nick Suzuki a vraiment été une révélation pour le Canadien l’an passé, marquant 41 points en 71 match à sa saison recrue. Continuant sur sa lancée, il a également monté en grade peu à peu jusqu’à se voir déployé comme premier centre de l’équipe en séries, au vu du manque de production de Danault.

En outre, son intelligence sur la glace, sa confiance, sa maturité, ses décisions tout à fait remarquables avec la rondelle, ses habiletés défensives, son talent brut, et son acharnement à s’améliorer constamment permettent de dire que Suzuki a de bonnes chances d’éviter la guigne qui frappe souvent les joueurs de la LNH à leur deuxième année.

De même, avec les ajouts de Toffoli, Anderson, Edmunson, Allen et Romanov, l’équipe devrait être plus compétitive qu’elle ne l’était en 2019-2020, ce qui devrait faciliter la production offensive du jeune joueur de centre du Tricolore.

Mais le fait est qu’il se peut tout de même que Suzuki ne connaisse pas la saison 2021 escomptée par les partisans, comme ce fût le cas pour une grande proportion des meilleurs joueurs de la Ligue nationale malgré des attentes très élevées à leur endroit.

Quelles pourraient être les raisons expliquant de potentielles difficultés pour Nick Suzuki en 2021?

Si on prend le temps d’observer de plus près les attributs de Nick Suzuki comme joueur, il apparaît tout de suite que malgré certaines faiblesses au niveau de son patin, de sa carrure peu imposante, de son manque de robustesse, et de ses résultats vraiment médiocres dans le cercle des mises en jeu (46.3% en saison régulière et 40.2% en séries), les lacunes du jeune joueur des Canadiens ne sont en définitive pas très importantes.

Toutefois, c’était aussi le cas de MacKinnon, Nugent-Hopkins, Larkin, Keller et Huberdeau, pour ne prendre que ces attaquants parmi des centaines d’autres, à leur année recrue. Et ils ont tous connu une deuxième saison plus difficile que leur première malgré la grande qualité de leur jeu.

En dépit de leurs styles de jeu très différents, certains points communs à tous ces joueurs se dégagent et permettent d’expliquer en partie leurs déboires de deuxième année.

En premier lieu, il faut reconnaître la très grande incidence des ajustements des plans de matchs et attributions défensives quant aux insuccès de deuxième saison.

Il est bien connu que les entraîneurs passent leur été non seulement à décompresser, à se préparer, mais aussi à analyser longuement des séquences vidéos des meilleurs effectifs adverses pour mieux contrecarrer leurs efforts une fois la nouvelle saison commencée.

À titre d’exemple des ajustements mis en place, à sa deuxième saison dans la Ligue nationale Nathan MacKinnon s’est heurté dès le départ à une couverture défensive personnelle beaucoup plus hermétique qu’en 2013-2014, où il avait accumulé 63 points et gagné le Calder. Ce changement d’approche mettait aussi en scène une pression très soutenue sur le porteur de disque de la part des clubs affrontant l’Avalanche afin d’essayer d’empêcher les joueurs d’user de leur vitesse pour opérer des transitions rapides et créer des surnombre offensifs.

Incapable de s’adapter sur le vif à cette stratégie appliquée par toutes les équipes, MacKinnon s’est finalement vu restreint à 38 points en 64 matchs en 2014-2015, et son équipe confinée aux bas fonds de la ligue malgré une présence en séries en 2014 et des pronostics favorables des experts en début de campagne.

Bon, il est vrai que l’édition 2021 des Canadiens constitue un club bien plus profond, que ce soit à l’attaque ou à la défense, que ne l’était l’Avalanche en 2014-2015, ce qui rend un pareil déploiement moins efficace. Mais il demeure que Suzuki pourrait potentiellement se voir confronté à des couvertures défensives plus restrictives à son encontre et donc éprouver certaines difficultés à produire l’an prochain.

Le manque de constance et des blessures sont aussi à blâmer pour les ratés des joueurs après leur année recrue.

S’il y a un seul petit bémol que l’on peut reprocher à Suzuki pour sa saison 2019-2020, c’est bien la constance, surtout en fin de saison régulière.

En début de campagne il ne s’est pas vu attribué beaucoup de temps de glace, seulement 13:45 en moyenne lors de ses 19 premiers matchs, comptabilisant 8 points. Mais lors des 43 affrontements suivants son temps de jeu a nettement augmenté, passant à 16:56 par match et lui permettant de récolter 32 points.

Voir cette liste des résultats de partie individuelles de Nick Suzuki pour plus d’informations.

https://www.hockey-reference.com/players/s/suzukni01/gamelog/2020

Cependant, après ces moments fastueux, Nick Suzuki a poursuivi le travail en ne cumulant qu’un seul point en 9 matchs jusqu’à la pause forcée par le Coronavirus. Lors de ces mêmes matchs, non seulement Suzuki ne produisait pas, mais il s’est aussi montré n’être qu’une ombre de lui-même défensivement et dans tous les autres facettes du jeu.

Bien sûr, quelques ennuis de santé et la fatigue accumulée à sa première saison ont sûrement causé cette perte de vitesse de la part de Nick Suzuki. Une hypothèse corroborée par ses succès en séries une fois frais et dispos, comme le démontre ce but important contre les Flyers.

Toutefois, il est tout à fait concevable que Suzuki ne se mette en valeur lors de quelques séquences brillantes en 2021 que pour connaître des moments creux plus ou moins longs entre-temps tels qu’il en a connu en fin de saison 2020.

Ce manque de constance tout à fait réaliste en décevrait plus d’un, sans même mentionner le risque toujours présent de blessures plus ou moins graves qui pourraient faire fortement dérailler sa deuxième saison dans l’uniforme des Canadiens de Montréal.

Mais qu’en est-il des attentes à entretenir au sujet de Nick Suzuki au final pour 2021?

Bon, certains articles mettent de l’avant un optimisme non-négligeable que ressentent les fans et les médias après les changements mis de l’avant par Bergevin quant à Nick Suzuki et à ses possibles performances de 2021, sans parler de celles du CH.

https://www.danslescoulisses.com/fr/personne-ne-sattend-a-ce-que-nick-suzuki-soit-victime-de-la-guigne-de-la-deuxieme-annee/

https://thehockeywriters.com/canadiens-suzuki-top-line-role-2020-21/

Mais il faut tout de même tempérer nos ardeurs et ne pas exclure dès à présent certains scénarios qui pourraient avoir lieu parce que nous ne souhaitons pas les voir se réaliser.

Si une éclosion offensive de Suzuki pourrait très bien se réaliser en 2021, imitant en ce sens les David Krejci de ce monde. Il faut aussi réaliser, malgré que cela heurte nos sensibilités de simplement le concevoir, qu’il est tout de même possible que le jeune joueur de centre du Tricolore ait de la difficulté à trouver ses repères cette saison et ne parvienne pas à montrer la progression que beaucoup attendent avec impatience.

Bref, il nous faut garder la tête froide, ne pas se voiler la face quant aux possibles contre-performances de l’équipe et de Suzuki, ni non plus nous laisser à l’inverse prendre au piège du scepticisme le plus absolu.

En ce sens, nous devrons nous montrer raisonnablement satisfaits à mon sens d’une récolte de points et d’un niveau de jeu similaire à la dernière saison pour Suzuki. S’il en donne plus, tant mieux. Et s’il connaît certains ennuis et déçoit un peu les partisans, ce ne sera que partie remise pour 2021-2022, comme avec Kotkaniemi l’an passé.

Admin Pat
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