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Canadiens

Pas la faute à Houle

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Dimanche prochain, l’Avalanche du Colorado célèbrera les 25 ans de l’échange impliquant Patrick Roy. Les partisans du Canadien, eux, pourront feindre l’amnésie, pleurer, maudire Mario Tremblay, ou encore expliquer cette tragédie à leurs enfants.  

Comme l’écrivait mon collègue Guillaume Brassard dans son top 7, il s’agit probablement du pire échange de l’histoire du Canadien. On ne parle pas ici d’un club comme Nashville qui existe depuis moins de 25 ans. Le CH est centenaire : des échanges, il y en a eu une tonne. Le pire de tous. Le genre d’échange dont une équipe ne se remet pas. Les trajectoires des deux équipes à la suite de l’échange sont inversement proportionnelles.  

Canadien de MontréalDateAvalanche du Colorado
Andrei Kovalenko
Martin Rucinsky
Jocelyn Thibault
6 décembre 1995Mike Keane
Patrick Roy
Tiré du site nhltradetracker.com
La valeur des gardiens 

On a longtemps reproché à l’ancien directeur général de ne pas avoir obtenu une valeur égale dans cette transaction. Bien que la nullité des joueurs acquis en retour ne fasse aucun doute, la faute ne revient pas à Houle. Historiquement, les gardiens de but ont une valeur d’échange médiocre. Ed Belfour, John Vanbiesbrouck, Tom Barasso, Ron Hextall, Dominik Hasek et Ryan Miller partagent deux dénominateurs communs. Premièrement, ils ont tous remporté le trophée Vézina, remis au meilleur gardien de but. Deuxièmement, ils ont tous été échangés, quelques années après avoir reçu cette distinction, pour pas grand chose. Ne nous leurrons pas : un choix tardif de 1ere ronde (comme dans les cas de Hasek et Miller) ça vaut une tranche de pain sec.

Nous pouvons rajouter Roberto Luongo à cette liste, bien qu’il n’ait jamais gagné le Vézina. Jacob Markstrom fait présentement l’unanimité, mais son avenir était, à l’époque, aussi clair qu’une fenêtre givrée. Curtis Joseph représente la seule exception à cette règle, les Blues recevant deux choix de 1ere ronde en retour.  

Mario Tremblay 

Plusieurs des gardiens de but mentionnés ont été échangés avant Patrick Roy. La valeur marchande abyssale des cerbères n’était donc plus un secret. Si l’on devait identifier un coupable, le voilà. Un nouvel entraîneur à l’expérience inexistante qui décide de s’aliéner le meilleur gardien de la ligue. Avec le recul, on remarque que le parcours d’entraîneur de Mario Tremblay brille de mille feux. Que dis-je, c’est une traînée incandescente de succès consécutifs. Vous aurez compris le sarcasme. L’incident entre Tremblay et Roy témoigne du changement d’époque. Roy avait déjà remporté à deux reprises le trophée Vézina. Aujourd’hui, il y a fort à parier que c’est l’entraîneur et non le joueur étoile qui changerait de décor.

Un parallèle avec Price  

Dans les dernières années, plusieurs voix se sont élevées parmi les journalistes pour réclamer le départ de Price. Cette idée est d’une absurdité frappante. À la lumière des éléments mentionnés plus haut, il apparaît évident qu’échanger un gardien de but élite rapporte beaucoup moins qu’on pourrait le croire. La volonté de libérer de l’espace sur la masse salariale est louable, mais il existe plusieurs façons différentes d’arriver à ce résultat sans pour autant se départir de son meilleur joueur. Mais bon, il s’agit là d’une discussion pour un autre jour. 

Admin Pat
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