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L’importance relative des mises au jeu

Photo by Minas Panagiotakis/Getty Image
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Sujet chaud en ce début de saison, les mises au jeu constituent un aspect difficile à cerner statistiquement. Si tous considèrent qu’il s’agit-là d’un élément essentiel aux succès d’une équipe, il apparaît plutôt problématique de distinguer le bon du mauvais.    

50 % 

Au cours des 5 dernières années, Tampa Bay, St-Louis, Washington et Pittsburgh (2 fois) se sont séparés, dans cet ordre, les grands honneurs. Lors des saisons régulières précédant leurs conquêtes, ils ont respectivement terminé 11e, 6e, 13e, 28e et 15e au chapitre des mises en jeu. La moyenne cumulative de ces 5 équipes se situe à 50,02 %.  

La pertinence des mises au jeu en séries éliminatoires est tout autant discutable. En fait, Tampa Bay, St-Louis et Washington ont même vu leur efficacité diminuer au printemps. Le Lightning est passé de 50,5 % à 48,4%, les Blues de 51,4 % à 50 % et les Capitals de 50,4 % à 49,1 %. Seul Pittsburgh a réussi l’inverse, passant de 50,2 % à 50,5 % en 2016, puis de 47,6 % à 50,5 % en 2017. La moyenne cumulative en série, pour ces 5 équipes, est de 49,7 %.  

Autrement dit, que ce soit en saison régulière comme en séries, le seuil critique se situe autour de 50 %. Gagner une mise au jeu sur deux semble suffisant pour remporter la coupe Stanley. Les seuls vainqueurs à être descendu sous les 50% en saison régulière, au cours des 10 dernières années, sont les Pingouins de 2016-17 (47,6 %).   

Les circonstances 

Évidemment, toutes les mises en jeu ne sont pas nées égales. L’importance dépend grandement du contexte. En ce sens, il apparaît primordial pour un entraîneur de choisir le bon joueur selon la situation. Aussi étrange que celui puisse paraître, l’efficacité de plusieurs centres aux cercles de mises au jeu varie selon la zone.  

Tyler Seguin, par exemple, remportait l’an passé 64 % des mises au jeu en zone offensive, contre 52,4 % en zone défensive. À l’autre extrémité du spectre, on retrouvait Claude Giroux avec une moyenne de 65,8 % en zone défensive et 53,1 % en zone offensive.  

L’expert des mises en jeu J.T. Miller, bien que rarement utilisé sur les unités spéciales, affichait une différence énorme entre l’avantage numérique (77,5 %) et le désavantage (48,7 %) sur un nombre de tentatives presque identique.  Même son de cloche pour Phillip Danault. La moyenne du Québécois lors de l’attaque massive (66,3 %) était nettement supérieure à celle en désavantage numérique (45,4 %).

Le CH dans l’eau chaude 

Au moment d’écrire ces lignes, le Canadien gagne en moyenne 43,5 % des mises au jeu. L’échantillon est petit, certes, mais il n’en demeure pas moins inquiétant. Répéter sur tous les toits que les centres du CH sont jeunes ne changera pas la réalité. On est loin du seuil critique de 50 %.  

Le problème prend toute son ampleur en zone défensive. Phillip Danault y affiche une efficacité de 40 %. Celles de Nick Suzuki, Jake Evans et Jesperi Kotkaniemi s’élèvent respectivement à 38,9 %, 33,3 % et 30,8 %. En combinant on obtient 35,75 %. Espérons que Carey Price et Jake Allen soient alertes.  

Par contre, les 4 joueurs de centre cumulent une moyenne de 60,4 % en zone offensive. Il n’est donc pas impossible que la situation s’améliore au courant de la saison. C’est à souhaiter. Le succès en séries auquel Montréal aspire depuis trop longtemps en dépend.  

Admin Pat
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