info@levestiairech.com
Canadiens

Les problèmes du CH aux mises au jeu ne se règleront pas bientôt

Crédits John Mahoney/Montreal Gazette
313Views

Rare élément négatif en ce début de saison, les mises au jeu font beaucoup parler. N’en déplaise aux partisans du Canadien, les statistiques démontrent que l’inefficacité de leur équipe à ce chapitre perdurera à tout le moins jusqu’à la saison prochaine.  

Le seuil de 51% 

L’an passé, 108 joueurs ont pris part à 500 mises au jeu et plus. De ce lot, 55, soit plus de la moitié, ont maintenu une moyenne supérieure à 51%. Ainsi, 51% semble être le point de repère à partir duquel on détermine l’efficacité d’un centre dans cette facette du jeu.  

Une progression lente 

Lorsqu’on pense à des spécialistes des mises au jeu, on pense notamment à Jonathan Toews, Patrice Bergeron et Ryan O’Reilly. Il est important de comprendre que ces joueurs, ainsi que les Bo Horvat et John Tavares, constituent des exceptions. Contrairement à l’écrasante majorité de leurs collègues, ils ont mis très peu de temps à exceller aux mises au jeu.  

Sean Couturier, meneur à ce chapitre l’an passé, n’a franchi la barre des 49% qu’à sa 6e saison. Même chose pour Anze Kopitar. Claude Giroux a mis 4 ans avant de dépasser le seuil du 51%. Tyler Seguin et Aleksander Barkov ont dû attendre leur 5e saison avant d’atteindre 50%. Il a fallu 5 ans à Sidney Crosby pour développer cet aspect du jeu.  

À titre comparatif, la moyenne de Toews à sa première saison était de 53,2%, celle de Horvat 51,4% et celle de Bergeron à sa deuxième saison était déjà à 54,6%. 

Pas une nécessité 

Certains excellents centres sont tout simplement mauvais aux mises au jeu. Ils parviennent toutefois à compenser pour cette lacune. Possiblement les deux meilleurs centres de la LNH en ce moment, Nathan MacKinnon et Connor McDavid perdent la majorité de leurs mises au jeu. Lors de sa meilleure saison à cet égard, McDavid atteignait une efficacité de 47,8%. Dans le cas de MacKinnon, ses moyennes lors des trois dernières saisons étaient de : 41,9%, 43,7% et 43,1%. Pourtant, il s’agit de ses trois meilleures campagnes en termes de points.   

Mark Scheifele, l’un des 10 centres les plus productifs des 5 dernières saisons, a dépassé 47% une seule fois dans sa carrière. La saison passée, Evgeni Malkin a atteint le plateau des 50% pour la première fois en 14 ans. Sa moyenne en carrière s’élève à 43,9%. Évidemment, il est préférable qu’un centre soit efficace aux mises au jeu. Cependant, il apparaît tout-à-fait possible de contribuer grandement aux succès de son équipe en dépit de cette carence.  

Patience à Montréal 

Drôle à dire, mais advenant un départ de Phillip Danault, Jesperi Kotkaniemi deviendrait le centre avec le plus d’ancienneté. Il entame techniquement sa 3e saison dans la ligue. Nick Suzuki en est à sa 2e année et Jake Evans est une recrue.  

Si les chiffres amenés plus haut nous disent une chose, c’est que le processus d’amélioration sera long. En effet, aucun des jeunes du Canadien ne montre des prouesses similaires à celles des Toews, Horvat et Bergeron. Les partisans devront donc s’armer de patience.  

Entre temps, il faudra se contenter de l’intelligence de Suzuki, du talent de Kotkaniemi et des buts d’Evans en infériorité numérique.  

Admin Pat
the authorAdmin Pat

Un commentaire

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.