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L’échange Weber-Subban, 4 ans plus tard

MONTREAL, QC - FEBRUARY 01: Shea Weber (6) of the Montreal Canadiens salutes the crowd after the third period of the NHL game between the Florida Panthers and the Montreal Canadiens on February 1, 2020, at the Bell Centre in Montreal, QC (Photo by Vincent Ethier/Icon Sportswire via Getty Images)
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L’espace dont nous disposons ici n’est pas assez vaste pour énumérer tous les analystes québécois qui ont décrié cette transaction. L’argument le plus populaire allait comme suit : Les défenseurs comme Weber n’ont plus leur place dans la nouvelle LNH, l’avenir appartient aux défenseurs mobiles et les Prédateurs de Nashville l’ont bien compris avec leur quatuor élite. Malgré la surabondance d’avis catégoriques sur le sujet, 4 ans plus tard plusieurs éléments donnent raison à Marc Bergevin.   

La constance de Weber

Premièrement, le niveau de jeu de Shea Weber n’a pas connu la chute tant annoncée. Sa moyenne de minutes par match au cours des 4 dernières années se situe au 11e rang chez les défenseurs. De plus, depuis son arrivée à Montréal, Weber affiche une moyenne de 0,56 points par match, comparativement à 0,58 pour ses années à Nashville. Il s’agit, vous en conviendrez, d’un écart minime. Malgré une fiche perdante de 151 victoires pour 166 défaites en 4 saisons, le capitaine du CH s’en tire avec un différentiel de +35.  Au-delà des chiffres, le leadership de Weber s’avère d’une importance cruciale puisque le Canadien mise de plus en plus sur de jeunes joueurs.

Le déclin de Subban

Alors que l’apport de Shea Weber se maintient, celui de l’ancien récipiendaire du trophée Norris semble péricliter. L’utilisation par match de Subban diminue à chaque année depuis 4 ans, atteignant lors de la dernière saison sa plus basse moyenne en carrière (excluant l’année 2009-2010, au cours de laquelle il n’avait disputé que 2 matchs). À Montréal, sa moyenne de points par match s’élevait à 0,64. Depuis son départ, il avoisine les 0,53 points par match, et ce, malgré une excellente récolte de 59 points lors de la saison 2017-18. Ajoutons à cela un différentiel de –6, en dépit d’un passage de 3 ans chez les Prédateurs, alors favoris dans l’Ouest.  

Une défaite qui change tout

Finalement, considérons le pari raté des Prédateurs. Lors de l’acquisition de P.K. Subban, on parlait d’une révolution dans la façon de bâtir une équipe championne. Cette année-là, tous ne juraient que par l’importance d’avoir une défensive mobile et talentueuse. Au diable les attaquants et les gardiens, la clef c’est les défenseurs. Si Nashville avait gagné, il est probable que plusieurs directeurs généraux auraient cherché à reproduire ce modèle. Seulement, les Prédateurs ont perdu. Qui plus est, ils ont perdu contre une équipe au modèle diamétralement opposé, à savoir un surplus de talent offensif, une défensive moyenne et un gardien opportuniste.  

Bien évidemment, le débat n’est pas clos. Subban, plus jeune de 4 ans, a encore du temps devant lui pour faire mentir ses détracteurs. Les prochaines saisons seront déterminantes dans l’évaluation de cette transaction. Cela étant dit, il semblerait que Marc Bergevin ait réussi son coup…pour l’instant.  

Admin Pat
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