info@levestiairech.com
Canadiens

La vraie valeur de Phillip Danault

497Views

Voilà plusieurs semaines que l’avenir de Phillip Danault à Montréal fait les manchettes. Certains y voient une monnaie d’échange intéressante, d’autres un joueur à conserver à tout prix. La valeur de son prochain contrat constitue l’élément qui déterminera sans aucun doute les couleurs qu’il défendra.

Un attaquant défensif 

Peu importe comment on analyse ses statistiques, force est d’admettre que Phillip Danault est un joueur défensif. Ses deux dernières saisons ont été ses meilleures en carrière. Au cours de cette période, il a cumulé 25 buts et 100 points en 152 parties. Parmi les centres de la ligue, cela le place au 45e rang. Son utilisation moyenne en avantage numérique est de 59 secondes par match. À cet égard, il détient le 131e rang chez les centres ayant disputé au moins 60 matchs. Inversement, il occupe le 7e rang au chapitre du temps d’utilisation en désavantage numérique.

Les 4 derniers récipiendaires du trophée Frank Selke, remis au meilleur attaquant défensif, sont Anze Kopitar, Sean Couturier, Patrice Bergeron et Ryan O’Reilly. Leur total de points s’élève respectivement à 122, 135, 135 et 138 points. Les quatre joueurs passent plus de 2 minutes 50 secondes par partie en avantage numérique. La conclusion s’impose d’elle-même : les meilleurs attaquants défensifs sont en fait des marqueurs qui parviennent également à performer défensivement.  

Pas un centre #1  

L’utilité d’un centre #1 réside avant tout dans sa capacité à produire offensivement. Ce n’est pas le cas pour Danault. L’excuse classique voulant qu’il produise moins en raison de son utilisation massive en désavantage numérique est invalide. Considérant les déboires du Canadien depuis deux ans sur l’attaque à cinq, pensez-vous sérieusement que Danault n’y aurait pas passé plus de temps si l’organisation avait vu en lui une menace offensive ? Son problème n’est pas qu’il excelle trop en désavantage, mais plutôt qu’il est limité offensivement. En ce sens, il ne répond pas au critère principal de centre #1. Malheureusement pour lui, deux jeunes joueurs y répondent beaucoup mieux que lui. Vous l’avez deviné, il s’agit de Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi.

Il est difficile d’imaginer qu’une équipe payera plus de 5M/an pour un centre défensif. Danault a profité à Montréal d’une chance inouïe de faire valoir son talent. Hélas, après cette opportunité en or, la poussière retombe et la réalité le rattrape. Jamais plus il n’aura autant de responsabilités, ni autant de temps de glace, ni, fort probablement, autant de points.

Pour consulter les statistiques, voir ICI.

Admin Pat
the authorAdmin Pat

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.