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La fin de Tomas Tatar à Montréal?

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Depuis que Bergevin a offert de nouveaux contrats à Edmundson, Anderson, Allen et Toffoli, et prolongé ceux de Petry et Gallagher, le doute plane sur les joueurs qui risquent de devoir partir par manque de place sous le plafond salarial en 2021-2022.

En observant d’un peu plus près les détails de la masse salariale du Canadien, il apparaît que l’équipe ne dispose que de $16.3M l’an prochain pour signer entre 6 et 9 joueurs, dont Danault, Tatar et Jesperi Kotkaniemi. De même, il faut que le Tricolore dégage quelques millions supplémentaires pour s’assurer de pouvoir s’entendre avec Nick Suzuki à l’été 2022, quand son contrat d’entrée dans la Ligue nationale prendra fin.

Pire, si les jeunes joueurs du Canadien, les Romanov, Suzuki et Kotkaniemi, se montrent très performants cette année, ils pourraient avoir droit à des bonus pouvant atteindre près de 3 millions de dollars supplémentaires. Puisque le coussin salarial actuel de l’équipe (seulement 383 691$) ne serait pas suffisant pour payer ces bonus potentiels, une pénalité équivalente au montant resté impayé pourrait être imposée en 2021-2022.

Bien sûr, si cette situation venait à se produire, les $16.3M dont disposent les Canadiens l’an prochain se verraient d’autant plus diminués, augmentant les risques que l’équipe doive se départir de joueurs importants.

Voir cette image pour appréhender la situation salariale des Canadiens avec plus d’acuité:

Mais concrètement, qui pourrait être obligé de partir?

En fait, les noms d’Armia, Weal et Byron reviennent souvent dans le cadre de discussions à ce sujet.

À ce titre, Paul Byron pourrait se voir impliqué dans une transaction avec la toute nouvelle équipe d’expansion de la LNH, le Kraken de Seattle, comme l’indique l’article de Hockeyfeed.

Malheureusement, même si Armia, Weal et Byron partaient tous sans que le club ne reçoive de masse salariale en retour, les quelques millions libérés de cette façon ne constitueraient pas une somme suffisante pour permettre au CH de signer tous ses joueurs importants et se conformer au plafond salarial de 2021-2022 avec les 20 à 23 joueurs requis.

Ce qui nous mène aux plus gros morceaux que l’équipe pourrait perdre, Danault et Tatar, des agents libres sans compensation à la fin de la saison 2020-2021.

Il est vrai que Danault est sans contredit l’un des meilleurs joueurs défensifs du Canadien, un magnifique centre de deuxième trio. Et Tatar était le meneur à l’attaque lors de la saison précédente, avec 61 points en 68 matchs dont 22 buts.

Toutefois, avec les ajouts de la saison morte et les contrats afférents, le Canadien devra se départir d’au moins l’un d’entre eux avant la saison 2021-2022. Peut-être même des deux dépendamment de leurs exigences salariales.

Mais le départ de Tatar semble plus probable que celui de Danault vu son poste d’ailier, une position plus facile à pourvoir, et les prouesses défensives (et les votes pour le Selke) plus difficiles à remplacer du joueur de centre.

Les chances sont-elles si grandes que Tomas Tatar quitte Montréal?

Bon, Tatar a vraiment très bien fait pour Montréal depuis son acquisition en provenance de Vegas, que ce soit offensivement, défensivement, ou lorsqu’il s’agit de la possession de rondelle. Ses 119 points en 148 matchs de saison régulière dans l’uniforme du CH illustrent bien cet état de fait, comme le font ses statistiques avancées très impressionnantes (surtout ses CF%rel, FF%rel, et E+/-).

Voir ici la fiche détaillée de Tomas Tatar.

Cependant, il s’est montré relativement inefficace en séries l’été passé, ne contribuant offensivement que lors d’un seul des 10 matchs de l’équipe. Le fait est que le petit attaquant du Tricolore s’est aussi montré très médiocre défensivement et à 5-contre-5. Ainsi, Tomas Tatar n’a été qu’un facteur secondaire en séries, un rôle que n’importe quel joueur de soutien compétent aurait pu combler sur la glace pour un prix bien moindre que les $4.8M accordés à Tatar.

Avouons qu’un pareil rendement dans des matchs importants ne pèse pas en sa faveur s’il souhaite signer un contrat de joueur de premier plan à Montréal.

De plus, vu sa production offensive intéressante des deux dernières années, Tatar risque de demander plus d’argent ($6M+) que Bergevin ne pourra lui en accorder l’an prochain.

Et la présence de Cole Caufield, qui pourrait peut-être faire son entrée dans la LNH en 2021, donne des options à Marc Bergevin. À cet égard, le directeur général du Canadien pourrait opter pour tout simplement laisser partir Tatar en Juillet 2021 et offrir un contrat d’un an à un autre joueur pour combler temporairement le vide si Caufield ne semble pas prêt. Ou échanger Tatar à la date limite des transactions pour maximiser sa valeur, quoique la Division 100% canadienne et les consignes de sécurité dues au Coronavirus pourraient compliquer les choses un tantinet.

Enfin, si l’avenir de Tatar reste encore à écrire, il demeure que les chances sont très grandes pour qu’il n’évolue pas à Montréal en 2021-2022.

Accessoirement, quelques partisans devront probablement se faire à l’idée de ne plus pouvoir scander <<TATARRR>> comme ils avaient pris goût à le faire. Mais bon, ils survivront, comme l’équipe sans Tomas Tatar.

Admin Pat
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