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Kotkaniemi, lentement mais sûrement

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À l’abris des projecteurs braqués sur Nick Suzuki, Josh Anderson, Carey Price ou encore Jeff Petry, Jesperi Kotkaniemi connaît un bon début de saison. Sa progression, bien que plus lente que celle de Suzuki, n’en demeure pas moins apparente.  

Mieux positionné 

Un aspect du jeu de Kotkaniemi qui dénote une amélioration évidente est celui des batailles un contre un. Cette année, contrairement aux précédentes, le Finlandais se voit non seulement impliqué dans beaucoup de batailles un contre un, mais il en remporte également une majorité. Il partage d’ailleurs avec Jake Evans le 2e rang chez le Canadien au chapitre des revirements provoqués.  

Ce changement est attribuable à son échec-avant soutenu et à son positionnement efficace. En effet, un joueur mal positionné ne sera pas en mesure d’intervenir. Une bonne lecture du jeu permet à Kotkaniemi de souvent se retrouver dans les jambes de ses adversaires.  

Aussi, il n’est plus l’adolescent frêle qui a été repêché à 181 livres. Plus lourd d’une vingtaine de livres, on le remarque davantage à l’aise d’utiliser son corps lors des disputes le long de la bande.

Plus confiant avec la rondelle 

En début de saison, Claude Julien avait publiquement souhaité que le jeune centre effectue plus de tirs au but. Pour l’instant, on peut dire « mission accomplie » ! Kotkaniemi occupe présentement le 4e rang chez les attaquants du Tricolore pour les tirs. Bon, ses tirs sont pour la plupart télégraphiés et il rate parfois de belles occasions de distribuer la rondelle. N’empêche que c’est en décochant un volume élevé de tirs qu’il développera sa confiance.  

Avec près du quart de la saison de disputé, le centre de 6’2” se dirige vers sa meilleure campagne. Il affiche une moyenne de points par match de 0,58, un sommet en carrière. De plus, son taux de succès sur les tirs au but ne peut qu’augmenter. Effectivement, parmi les 16 joueurs du CH à avoir marqué un but, il se classe 15e pour l’efficacité. Son unique but en 24 tirs tentés lui donne une moyenne de 4,2%. À titre comparatif, il avait obtenu des taux de 8,21% et 10,9% lors de sa première et deuxième saison respectivement.  

Éléments à travailler 

Comme tous les centres du Tricolore qui ne s’appellent pas Phillip Danault, Kotkaniemi devra améliorer son efficacité aux cercles de mises au jeu. Sa moyenne globale de 44,4% est tout simplement insuffisante, surtout lorsque l’on tient compte de son succès relatif en zone offensive (50%). En d’autres mots, il est médiocre en zones neutre et défensive. Malheureusement, comme je l’écrivais il y a quelques semaines, les statistiques montrent que les mises au jeu représentent une facette qui prend plusieurs années à se développer.   

Par ailleurs, il apparaît capital que Kotkaniemi perde moins souvent la rondelle. Match après match, on voit le numéro 15 y aller en finesse et échouer. Qui plus est, il perd fréquemment la rondelle aux lignes bleues. Quiconque suit le hockey sait que les entraineurs abhorrent les changements de possession à ces endroits. Trop souvent ce genre de comportement abouti en surnombre pour l’autre équipe.  

Dominant d’ici 2 à 3 ans  

Ultimement, la progression de Jesperi Kotkaniemi sera toujours comparée à celle de Nick Suzuki. Certes, le Finlandais se développe à un rythme moindre. Toutefois, la rapidité du développement n’influence en rien le potentiel du joueur. Dans le cas de Kotkaniemi, le potentiel demeure immense et les progrès sont tangibles. Il est tout-à-fait plausible qu’il devienne un joueur dominant à 22 ou 23 ans.  

Dans l’immédiat, la profondeur de l’équipe lui permet de s’améliorer à son rythme, à l’abris des projecteurs.  

Admin Pat
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