info@levestiairech.com
Canadiens

Josh Anderson, le prochain David Clarkson?

1.16KViews

Josh Anderson a signé récemment un juteux contrat de 7 ans avec les Canadiens de Montréal, pour une moyenne de $5.5M par année.

Et ceci après n’avoir marqué qu’un seul but en 2019-2020 et avoir passé la majorité de la saison sur la sellette avec une blessure à l’épaule. Blessure qui a finalement nécessité une intervention chirurgicale et une longue réhabilitation.

À son corps défendant, Anderson, de ses 6 pieds et 3 pouces, semble tout désigné pour aider à régler les problèmes chroniques de robustesse du Canadien. Son jeu physique, la qualité de son échec avant, sa vitesse, et son acharnement risquent fort de créer de l’espace supplémentaire pour les petits attaquants du Tricolore, comme Drouin, et leur permettre de peut-être enfin maximiser leurs talents offensifs.

Bref, l’addition de Josh Anderson fait beaucoup de sens pour l’équipe comme elle est présentement constituée.

Son ajout, ainsi que celui de Tyler Toffoli, améliore la profondeur à l’attaque du CH, ce qui pourrait potentiellement contrebalancer la faiblesse du premier trio et l’absence d’une véritable vedette offensive dans le club.

Les risque associés au contrat

Mais le contrat décerné est vraiment très long. Surtout si l’on prend en compte les carrières souvent plus courtes des attaquants de puissance. Et en plus il apparaît somme toute onéreux lorsque l’on considère la misérable production offensive d’Anderson la saison passée, un but et trois aides en 26 matchs malgré plus de 16 minutes en moyenne passées sur la patinoire.

En fait, les 5.5 millions de dollars décernés à Anderson n’en vaudront la peine que si sa chirurgie à l’épaule n’a pas affecté son niveau de jeu d’il y a deux ans, quand il avait marqué 27 buts dans l’uniforme des Blue Jackets.

De même, son contrat ne sera utile au Tricolore que s’il reste en santé pour l’intégralité des sept ans, ce que bien peu de joueurs physiques réussissent (Clarkson, Leclair en fin de carrière, Horton, pour ne nommer que ceux-là).

Il faut admettre que cela fait beaucoup de <<si>>, et que toutes ces considérations alimentent un doute ma foi considérable à l’égard de l’avenir d’Anderson avec l’équipe.

Une comparaison pleine de sens mais peu flatteuse

En regardant plus avant les statistiques d’Anderson, son rôle, sa progression ainsi que ses revers, un joueur plus ou moins similaire se dégage entre tous lorsqu’il s’agit d’établir des comparatifs; et ce joueur est David Clarkson, un autre prolifique marqueur de buts et joueur de soutien à la carrure imposante.

Certes, leur style de jeu n’est pas le même. Anderson est à ce titre beaucoup plus rapide que ne l’était Clarkson, et aussi plus impliqué et dynamique dans les deux sens de la glace.

Cependant, au niveau de la production offensive, du déploiement sur la patinoire et d’une pléthore de statistiques avancées, les fiches de Clarkson au New Jersey et d’Anderson à Columbus se ressemblent drôlement.

En 426 parties dans l’uniforme des Devils, Clarkson totalise 170 points (0,39 points par matchs), avec une une utilisation moyenne de 14:07. Tandis qu’Anderson a obtenu à son actif 115 points en 267 affrontements pour Columbus (0,43 points par match) en jouant en moyenne 15:21 par partie, soit un peu plus que Clarkson.

Le nombre de tirs décochés par martch (2.4 contre 2.32), le pourcentage de présences commencées dans la zone défensive, les diverses statistiques de possession de la rondelle, tous ces chiffres s’équivalent à peu près entre les deux joueurs.

Voir ici les statistiques pour Clarkson (lien du haut) et Anderson (celui du bas) à titre de comparaison:

https://www.hockey-reference.com/players/c/clarkda03.html

https://www.hockey-reference.com/players/a/anderjo05.html

Encore des similitudes entre Josh Anderson et David Clarkson

Après une forte saison 2011-2012, où il avait récolté 46 points dont 30 buts pour les Devils, Clarkson a connu une campagne 2012-2013 bien moins impressionnante. Lors de cette dernière il est parvenu à atteindre une production similaire de 24 points en 48 matchs, mais cela avec davantage de temps passé sur la patinoire (17:36 contre 16:22), un impact défensif bien moindre, et un déploiement offensif plus favorable (qui devrait mener donc à un meilleur rendement offensif).

Peu de temps après, durant l’Été 2013, David Clarkson signait un contrat de 7 ans, 5.25 millions de dollars avec les Maple Leafs, une entente presque identique à celle d’Anderson avec le Canadien.

Il faut avouer que le contrat de Clarkson occupait une plus grande part de la masse salariale totale de son équipe à l’époque (8.16% d’après capfriendly) que l’entente d’Anderson n’en occupe en ce moment (6.75%). Mais il n’avait aussi pas connu de pareils ratés offensifs qu’Anderson au moment de son entente, en 2013.

Toujours en est-il que dès son arrivée à Toronto, où il était pressenti remplir à peu près les mêmes fonctions qu’Anderson devrait se voir octroyer à Montréal la saison prochaine, Clarkson a éprouvé toutes les difficultés du monde à se mettre en valeur.

Ainsi, il n’a marqué que 11 points en 60 matchs, avec un différentiel de -14, dans l’uniforme des Leafs en 2013-2014, joignant ce dérisoire cumul à un impact négatif notable à 5-contre-5 et également défensivement.

Bref, Clarkson s’est dévoilé être l’une des pires signatures que la Ligue nationale ait jamais vue, fait troublant si l’on considère tous les points de convergence avec Anderson.

Des parallèles tracés avec Clarkson, soit, mais Josh Anderson risque-t-il d’éprouver de semblables difficultés?

Cette question ne sera en définitive résolue, les doutes enfin dissipés (ou confirmés…), que lors de la prochaine saison de hockey, qui semble vouloir commencer à la mi-Janvier prochain.

Voir cet article de mon collègue Maxime Isabelle à ce sujet:

https://danslenclave.ca/56-parties-et-de-nouvelles-dates/

Toutefois, en analysant le style de jeu et les statistiques de Josh Anderson, force est de constater que les chances sont bonnes pour que son impact sur la patinoire ne soit pas aussi pitoyable pour les Canadiens que celui de Clarkson ne l’a été pour les Leafs.

En effet, Josh Anderson n’est pas prémuni contre les mauvaises performances et les blessures lancinantes, sa dernière saison à Columbus y atteste. Il pourrait aussi se révéler n’être qu’un joueur de 3e-4e trio pour Montréal, et en ce sens une mauvaise utilisation de $5.5M pendant beaucoup trop longtemps.

Mais son style de jeu agressif, ses replis défensifs acharnés, la qualité remarquable de son patin, son abnégation et sa bonne intelligence sur la glace contrastent positivement par rapport aux attributs d’un joueur comme Clarkson, dont la robustesse en plus d’un bon tir constituaient les principales forces.

De même, les principales raisons qui ont causé le déclin massif de Clarkson lorsqu’il s’est joint à Toronto sont liées à des pertes importantes au niveau de son patin, déjà très médiocre de base, et à des séquelles liées à des blessures répétées au dos, à la colonne vertébrale plus précisément. Tout autant de problèmes qui demeurent heureusement encore étrangers au nouvel attaquant du Tricolore.

Admin Pat
the authorAdmin Pat

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.