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Jake Evans, le parcours du nouveau centre de quatrième trio des Canadiens de Montréal

TORONTO, ONTARIO - AUGUST 18: Jake Evans #71 of the Montreal Canadiens is defended by Matt Niskanen #15 of the Philadelphia Flyers during the second period in Game Four of the Eastern Conference First Round during the 2020 NHL Stanley Cup Playoffs at Scotiabank Arena on August 18, 2020 in Toronto, Ontario. (Photo by Elsa/Getty Images)
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En analysant les trios potentiels du Canadien (voir à ce sujet l’article de mon collègue Sébastien Jean Analyse des trios du CH), on ne peut qu’être surpris du nombre inusité de changements opérés en quelques mois seulement, notamment au niveau de la profondeur de l’alignement.

À ce titre, Evans, au vu de la grande qualité de son jeu en séries, part avec une bonne longueur d’avance dans la course pour obtenir le poste de centre du quatrième trio lors du prochain camp d’entraînement.

Incidemment, les déboires de Jordan Weal en séries laissent les portes grandes ouvertes pour que l’ancien de l’université de Notre Dame puisse cimenter pendant longtemps sa place au sein de l’alignement lorsque la saison reprendra. Si elle reprend.

Des débuts modestes comme jeune joueur des Canadiens

Jake Evans, repêché en 2014 au 207e rang, n’est certes pas arrivé dans le giron de l’équipe avec la même attention médiatique que d’autres joueurs plus huppés repêchés la même année. Ainsi, tandis que Nikita Scherbak, acquis en premère ronde (juste après que Boston ne prenne Pastrnak…), était balloté tel un brin de paille dans le vent par la tempestueuse ferveur médiatique entourant les Canadiens, avec maintes entrevues et séances photo successives sûrement éprouvantes, Evans passait un peu sous le radar.

Il faut dire qu’à cette époque Evans était un joueur complètement différent par rapport à ce qu’il est aujourd’hui. Il venait de terminer une bonne saison 2013-2014 pour les Buzzers de St. Michael avec 63 points en 49 matchs dans la OJHL, une ligue mineure. Mais son coup de patin, son jeu défensif, son arsenal de tirs, ses attributs physiques, et même sa façon de produire offensivement n’étaient pas bien adaptés pour la LNH lorsque Timmins et ses rectueurs l’ont choisi.

Ces derniers avaient foi en lui, mais savaient pertinemment qu’il faudrait plusieurs années dans le meilleur des cas si Evans devait un jour se tailler un poste chez les Canadiens de Montréal.

Un développement constant dans la NCAA

Rejoignant le Fighting Irish de Notre-Dame pour la saison 2014-2015, Evans connut du succès dès sa saison recrue sous les ordres de Jeff Jackson. Comme joueur de soutien et avec très peu de temps en avantage numérique, il a tout de même marqué 17 points en 41 matchs.

L’année suivante, dans un rôle plus important, il doublait presque cette récolte, et celle-ci n’allait que continuer de croître à mesure qu’il se développait.

https://www.eliteprospects.com/player/152048/jake-evans

Sur la fiche de pointage mais surtout à l’oeil, le jeu d’Evans a ainsi dûment progressé sous toutes les facettes pendant ses 4 saisons dans les rangs universitaires aux États-Unis.

Plus précisément, sa technique de patin a changé pour le mieux, devenant plus fluide, il a amélioré la qualité et la vitesse de sa prise de décisions, et son jeu sans la rondelle s’est développé dramatiquement. Sans oublier aussi l’augmentation de sa force physique et de son équilibre, utiles lors des confrontations sur la bande.

Qui plus est, Jake Evans a été nommé finaliste pour le trophée Hobey Baker en 2017-2018, remis au meilleur joueur du circuit, preuve par excellence des efforts fournis considérant ses lacunes du temps de la OJHL.

Photo d’Elsa, par l’entremise de Getty Images

Séjour dans la ligue américaine et entrée en scène avec les Canadiens de Montréal

Au terme de son parcours dans la ligue universitaire américaine, Jake Evans a finalement signé un contrat d’entrée avec les Canadiens de Montréal en 2018. Son implication défensive, sa fougue, sa volonté de s’améliorer et son intelligence sur la patinoire l’ont bien servi, et il a rapidement gagné la confiance de Joël Bouchard, son entraîneur.

« Il s’investit à 100%. Il est vraiment un bon gars avec une superbe attitude. Je ne lui cède pas un pouce, je suis dur avec et demandant, mais je vois le potentiel. »

Joël Bouchard, 2019.

Cette confiance s’est solvée par un temps de jeu favorable et l’opportunité de jouer sur le premier trio du Rocket en 2018-2019, et Evans a répondu en inscrivant 45 points en 67 matchs.

Avant la pause forcée de plus de 100 jours des activités en lien avec le Coronavirus, Jake Evans avait été vraiment très bon pour le Rocket de Laval après un début de saison plus difficile, comptabilisant de fait 34 points à ses 37 derniers matchs dans la ligue américaine.

Ces bons rendements offensifs, en plus de son jeu défensif très solide et des bons mots de Bouchard à son endroit, ont éventuellement motivé Marc Bergevin à le rappeler dans le grand club. Le 6 Février 2020 Evans jouait son premier match dans la LNH, contre Anaheim.

En définitive, bien qu’il n’ait joué en moyenne que 10:21 minutes par match lors des 13 parties de la saison régulière auxquelles il a pris part avec le CH, récoltant 3 points, le jeune espoir des Canadiens de Montréal s’est bien débrouillé au sein du dernier trio du Canadien et préparait en quelque sorte le terrain pour ses performances des séries.

Admin Pat
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