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Échange avorté: Nolan devait être un Habs

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Le 6 décembre 1995, le gardien vedette Patrick Roy est échangé par les Canadiens à l’Avalanche du Colorado. La transaction majeure de Réjean Houle était initialement différente si Serge Savard n’avait pas été renvoyé.

Le divorce avec les Canadiens

Patrick Roy était frustré de ne pas avoir été retiré d’un match après une mauvaise performance. Enragé, il va voir Ronald Corey et lui mentionne que c’est son dernier match avec l’organisation… ce sera effectivement le cas. Réjean Houle, alors directeur général des Canadiens, transige Patrick Roy et son capitaine Mike Kean à l’Avalanche du Colorado en retour de Martin Rucinsky, Jocelyn Thibault et Andrei Kovalenko.

L’histoire est maintenant écrite, l’Avalanche remporte la coupe Stanley en 1995-96. Roy termine sa carrière au Colorado en 2003 ajoutant une autre coupe Stanley en 2000-01. La saison précédente Serge Savard, alors directeur général des Canadiens, était arrivé à un accord avec Pierre Lacroix. Ce n’est qu’après 4 rencontres de la saison 1995-96 que Savard est renvoyé et Houle prend la relève. Quel aurait été le portrait des Canadiens si Savard n’avait pas été renvoyé avant d’avoir complété la transaction qui devait envoyer Patrick Roy à l’Avalanche?

Owen Nolan devait devenir un Habs

          Serge Savard savait, bien avant son renvoi, qu’il voulait transiger son gardien vedette. En entrevue avec le média Le Nouvelliste pour la promotion de sa biographie “Canadien jusqu’au bout », l’ancien DG de la sainte flanelle s’était confié sur la transaction qui devait envoyer Roy au Colorado. Il confirme qu’il souhaitait transiger le gardien bien avant que Roy lui-même en fasse la demande.

“Je pense que Patrick était au courant que je voulais l’échanger. Son ancien agent était Pierre Lacroix, devenu directeur général de l’Avalanche, et j’avais eu des pourparlers avec Pierre concernant une transaction.” 

-Serge Savard, Le Nouvelliste 10 octobre 2019.

          Pour Savard il était hors de question de transiger son capitaine de l’époque Mike Keane et sa première cible était l’ailier droit de puissance Owen Nolan. Il était devenu difficile de gérer le caractère de Roy et l’impact sur le vestiaire était devenu trop important. Savard savait que c’était une question de temps puisque Roy était devenu trop difficile à gérer pour l’organisation.

“Il n’était pas toujours bon à chaque match, mais on ne pouvait jamais dire qu’il ne s’était pas présenté. Cependant, c’était devenu difficile pour un coach de diriger un gars comme lui. Patrick prenait beaucoup d’oxygène dans le vestiaire!»- Serge Savard, Le Nouvelliste

          C’est avec l’ancien agent de Roy Pierre Lacroix, devenu directeur général de l’Avalanche, que Savard avait négocié une transaction. Lors de son passage au podcast La Poche Bleue, Stéphane Fiset, ancien gardien de l’Avalanche, parlait d’une question de quelques jours avant que le tout soit confirmé. Savard envoyait Patrick Roy à l’Avalanche en retour de Stéphane Fiset, Andrei Kovalenko et Owen Nolan. L’image du CH aurait été très différente si cette transaction s’était concrétisée.

Quel aurait été l’impact de Nolan?

          Je me suis donc posé la question “Quel aurait été l’impact de Nolan sur l’organisation?”. Je suis parti de l’idée que Nolan a été transigé de l’Avalanche aux Sharks de San Jose tôt lors de la saison 1995-96. Considérons donc la fidélité que Nolan a offert aux Sharks comme étant celle qu’il aurait offert aux Canadiens s’ il avait été échangé à Montréal. Nolan aurait joué sept saisons complètes avant d’être échangé aux Maple Leafs à la fin de sa huitième saison avec l’organisation. Nolan aurait donné quatre saisons de 60 points et plus au CH, six saisons de 20 buts et plus, une saison de 44 buts et finalement cinq saisons de 100 minutes et plus de pénalité. La robustesse et son aptitude au combat étaient deux atouts que l’attaquant de puissance pouvait apporter mais que Martin Rucinsky ne pouvait pas.

          Pour cette séquence faisons la moyenne de ses résultats et rapportons les sur une moyenne de 82 rencontres. Une saison moyenne de Nolan était de 30 buts, 35 assistes, 65 points et 135 minutes de pénalité. Pas mauvais pour un joueur qui aurait sûrement joué sur la deuxième ligne derrière Mark Recchi à l’aile droite, quoique il aurait été un excellent challenger. Il aurait été dans le top cinq des meilleurs pointeurs chez les Canadiens à six reprises sur pratiquement huit saisons. Il aurait terminé meilleur pointeur en 1999-00 et en 2001-02. Pour la saison 1999-2000 il aurait été loin devant ayant cumulé 44 buts, 40 assistes, 84 points en 78 rencontres. Le meilleur pointeur cette année-là chez les Canadiens était Martin Rucinsky, celui acquis à la place de Nolan, avec un total de 49 points.

          Owen Nolan aurait eu un impact assurément important sur l’organisation d’ un point de vue physique, offensif et également au niveau du leadership. Lui qui a été le capitaine des Sharks de San Jose de la saison 1998-1999 jusqu’à son échange en 2002-2003. Un joueur d’impact de la trempe de Owen Nolan ne se trouve pas à tous les jours et peut-être, je dis bien peut-être, aurions-nous déjà notre vingt cinquième coupe Stanley? Pour voir plus de comparaison entre la transaction avortée de Savard et la réelle de Houle, vous pouvez écouter ma vidéo “Owen Nolan devait être un Canadiens de Montréal” sur YouTube: Hockey Fan 514 (https://youtu.be/C48pU60ncTA)

Admin Pat
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